(En british, leg signifie « jambe » mais aussi « étape »).
Rouler dans la campagne en passant d’un côté à l’autre de la frontière belge.
Les sensations de la première journée : du bon ! Le genou tient (je le surveille de près) même dans les cols ch’timi.
En arrivant à Bergues, je suis tombé sur un bac à chaîne de Charles Quint. Impossible de résister vous pensez bien. J’ai chargé Bromit (le nom de baptême officiel de mon vélo) sur la barque, au prix d’un petit grand écart entre le quai et la barque (comment ça mon périple était à deux doigts de tomber à l’eau au sens propre du terme dès le premier jour ? Meuh non). Et hop je me suis treuillé sur les berges de Bergues.
C’est très mimi Bergues.
Et ils savent recevoir…
Chasse aux papillons des sensations du jour :
Plaisir d’aller à la gare de Lille pour ne pas prendre le TGV pour Paris. le premier café à la sortie de la gare s’appelle le café des copains. Les grandes fermes en brique du Nord, leurs dates de fondation en brique blanche pu en tuiles vernis et leurs chapelles votives en brique elles aussi sur le bord de la route. L’odeur des champs comme à Hamel. Un lièvre qui traverse dans un chemin trop caillouteux pour mon petit vélo. Les premiers cols… Le mont noir, le Vermont (tentation de s’arrêter à l’auberge). Passer le téléphone en mode téléphone. Se perdre. Demander son chemin. Passer la frontière belge. Passer la frontière française. Repasser la frontière belge. Repasser la frontière française. À midi, le soleil sort des nuages Quelques tours sur soi-même. Faire pipi en plein champ. Partir en sens inverse à Bambecque sans trouver de bamboche. À l’entrée de Bergues, une camionnette jaune de la poste. Charger mon vélo sur le bac à chaîne de Charles Quint et rentrer à Bergues à bout de bras. Accueilli au pied du beffroi par le carillon. Traverser Watou Watou ! Un jeune homme entre dans le bar et sert et serre la main à tout le monde connu et inconnu. J’arrive rue des sans-culottes.









